Maaya Travel, votre agence Touristique au Mali.

Français
English
Italiano

La presse en parle

La cité des Balanzans accueille cette fin de semaine (1er au 4 février) la 3è édition du festival sur le fleuve Niger

  

Les organisateurs assurent que tout sera prêt avant le début de l'événement.

  La cité des Balanzans accueille cette fin de semaine (1er au 4 février) la 3è édition du festival sur le fleuve Niger. Manifestation touristique d'une portée internationale...

 

Ce festival est l'une des activités majeures du secteur touristique national. A trois jours de l'événement où en sont les préparatifs ? Nous sommes presque prêts, répond avec assurance le chargé de l'aménagement des sites, Rémy Paul Dembélé.
Et pour corroborer ses dires, Dembélé nous conduit sur le site du festival sur les berges du fleuve où s'activent de nombreux ouvriers. Les uns s'occupent de l'installation des hangars, les autres travaillent à préparer l'éclairage et les autres aménagements nécessaires au spectacle. "Nous sommes à pied d'œuvre. Et je crois qu'on sera prêt le jour venu", assure Mohamed Diarra, le préposé à la logistique. "Comparativement à l'édition dernière, nous sommes en avance sur le planning. Ce qui nous encourage davantage, c'est qu'on n'a pas de pression pour la conduite des travaux. Tout se passe comme prévu", précise Rémy Paul Dembélé.

Deux sites accueilleront les manifestations : les berges du fleuve Niger pour les cérémonies officielles et les manifestations culturelles et folkloriques et un espace aménagé au quartier Bamananking pour la foire artisanale et agricole.
Plusieurs activités sont alors prévues sur les deux sites. Le forum aura comme thème "Jeunesse et emploi" tandis que les expositions artistiques porteront sur le "Bogolan d'hier et d'aujourd'hui". Quant aux manifestations traditionnelles, elles broderont sur le thème "Ségou accueille Sikasso". Les concerts dérouleront, pour leur part, "du kora manding au n'goni bambara".

Les organisateurs attendent 6000 festivaliers cette année. C'est dire qu'au delà de l'aspect promotionnel de la culture malienne en générale et ségovienne en particulier, le festival sur le Niger constitue une opportunité pour booster l'activité économique à Ségou. "Le festival a aussi un aspect important de création d'emplois. Au delà des différentes activités connexes qui gravitent autour du festival, l'organisation recrute chaque année une centaine de personnes. Nous sommes déjà à 120 personnes que nous utilisons à temps plein. A cela s'ajoutent les emplois indirects, notamment les guides touristiques, les vendeurs ambulants et autres activités génératrices de revenus", confie Boubacar Daffé, le directeur financier du festival.
Le budget de l'événement, révèle-t-il, a connu une légère augmentation, passant de 101 millions de Fcfa pour l'édition passée à 150 millions de Fcfa. Cette augmentation, explique-t-il, tient aux nombreuses innovations introduites dans le programme. Les cachets de la trentaine d'artistes nationaux et étrangers ont contribué également à accroître l'enveloppe financière de la manifestation.
Certains festivaliers pourront se faire héberger par l'habitant. Les organisateurs comptent mettre à contribution 120 familles pour accueillir autant de participants pour la somme modique de 3000 Fcfa par jour. Une moitié de ces frais est à la charge de la direction du festival. L'autre moitié sera payée par le festivalier lui-même, explique Boubacar Daffé qui ajoute que ce mécanisme a été initié pour permettre à la population de profiter pleinement de l'événement.
"Le festival n'est pas que touristique. Il est aussi social et permet aux étrangers de goûter à notre hospitalité légendaire. Ce qui est de bon augure pour l'image de notre pays à l'extérieur", ajoute Madani Samba Niang, chef du bureau régional de l'Office malien du tourisme et de l'hôtellerie (OMATHO) qui estime que le "Jatigiya" permettra aux Ségoviens de s'approprier de l'événement. L'apport de l'office couvre l'aspect technique et l'hébergement. Toutes les structures hôtelières sont mises à contribution et les réservations pleuvent littéralement. Madani Samba Niang révèle qu'environ 2000 personnes sont déjà inscrites et seront réparties entre les hôtels et les villas retenus.
Les hôteliers attendent évidemment avec impatience l'arrivée des festivaliers. "Chaque structure hôtelière rêve d'un tel événement qui draine des dizaines de touristes. J'assure que nous sommes prêts à 100 % pour cette année", confirme ainsi le gérant de l'hôtel "Badala", Bako Diané.
Boubacar Daffé de l'hôtel "La Savane" espère faire de bonnes affaires comme lors de la dernière édition. "Nous avons réalisé un chiffre d'affaires d'à peu près 15 millions de Fcfa soit l'équivalent de trois à quatre mois de recettes en temps ordinaire", se souvient-il, ajoutant que toute la chaîne économique en profite pleinement.
Rappelons que le festival sur le Niger est une initiative de l'Association des hôteliers et restaurateurs touristiques de Ségou (AHRTS). Celle-ci s'attache à promouvoir et développer le tourisme à Ségou et à faire passer la ville du statut de zone de transit touristique à celui de destination véritable.

L. DIARRA

À BRAS OUVERTS

En prélude au festival sur le Niger, le directeur de la manifestation Mamou Daffé a animé une conférence de presse mercredi à la Maison du partenariat. Il a annoncé à cette occasion que 120 familles ont été choisies cette année pour héberger des festivaliers (voir l'article ci-contre). Les familles volontaires étaient très nombreuses, mais le comité chargé de la sélection s'est volontairement limité à ce nombre afin de pouvoir contrôler l'application stricte des critères fixés pour la réception, a expliqué Mamou Daffé. Le nombre élevé de volontaires est le signe, juge-t-il, de l'engouement des Ségoviens pour leur festival.
Les organisateurs annoncent beaucoup d'innovations mais pour le plateau musical, on ne perçoit pas de grands changements par rapport aux éditions précédentes. Abdoulaye Diabaté, Habib Koïté, Oumou Sangaré, Nèba Solo annoncés cette année encore, sont presque des habitués du festival de Ségou. Les véritables nouveautés seront donc Toumani Diabaté, Tinariwen, Awa Sangho des Go du Kotéba et Mah Kouyaté N° 2.
L'organisation prévoit de faire de la conférence débat sur le thème de "Jeunesse et emploi" l'un des grands moments de l'événement. La conférence sera animée par Dramane Haïdara, directeur adjoint du bureau sous-régional de l'Organisation international du travail (OIT) à Dakar, Bassary Touré, ancien ministre de l'Economie et des Finances, Mamadou Ismaëla Konaté, avocat au Barreau, Boubacar Doumbia du centre "Domo" de Ségou, Idrissa Ly, chargé de mission au ministère de la Culture et Kouakou Ronsar Yao, directeur du comité interministériel de lutte contre la drogue (CILAD) de Côte d'Ivoire.
Sur le plan des manifestations traditionnelles, les organisateurs comptent frapper un grand coup en invitant plus d'une dizaine de troupes de masques et de marionnettes de Markala, Tiongoni, Diakoro, Pélengana et Ségou. Il y aura aussi les masques des Bobos de Boura et de Mahou de la région de Sikasso.
L'ambition du festival, c'est de faire découvrir au public la totalité du fabuleux potentiel culturel de la région.

Y. DOUMBIA


Festival sur le Niger : PARI GAGNE
Journal l'Essor n°15886 du - 2007-02-05 08:00:00

Grâce à ce rendez-vous qui s'est imposé dans l'agenda culturel et touristique du pays, Ségou a réussi à passer du statut de point de transit à celui de ville d'attraction pour les touristes
Et de trois ! La troisième édition du festival sur le Niger s'est clôturée hier à Ségou. Le président de la République, Amadou Toumani Touré qui était vendredi dans la ville pour le lancement des travaux de construction de la nouvelle grande mosquée de la <<Cité des balazans >> (voir article en page 16) fut l'invité surprise de la cérémonie d'ouverture. La présence du chef de l'État, en plus de donner un cachet particulier à la fête, aura été bénéfique pour deux groupes de musique : l'orchestre Super Biton de Ségou et la jeune troupe <<Maya Maya >> qui ont bénéficié chacun d'un chèque de 6 millions Fcfa.
<<Merci, le Monsieur le président de la République pour l'agréable surprise >>. Cette phrase plusieurs fois répétée par l'artiste musicien Mama Cissoko en disait long sur la satisfaction des bénéficiaires. Cette aide financière est destinée à permettre aux deux formations musicales de se procurer de nouveaux instruments de musique.


Le festival sur le Niger est une manifestation artistique et culturelle initiée par l'Association des hôteliers et restaurateurs pour le tourisme de Ségou. Il occupe aujourd'hui une bonne place dans l'agenda des grandes manifestations culturelles du pays. Et les initiateurs sont en passe gagner leur pari : contribuer au développement d'un tourisme durable à travers la promotion et la sauvegarde des richesses culturelles et naturelles de la région en particulier et du pays en général.
Cette année ils étaient plus de 10000 festivaliers à débarquer à Ségou. Beaucoup plus que lors des éditions précédentes. En trois éditions, le festival sur le Niger s'est donc imposé comme un rendez-vous phare à Ségou : dans les quartiers, dans les familles, dans les villages environnants. Il constitue l'occasion d'une véritable communion entre les festivaliers, les artistes et la population qui s'est appropriée la manifestation.
Les Ségoviens ont une nouvelle fois honoré le <<Diatigiya >> (l'hospitalité légendaire malienne) qui a permis de tisser des liens forts entre les festivaliers et la population.
L'initiative du festival est d'autant pertinente qu'en dépit des potentialités culturelles dont regorge Ségou, la région est longtemps restée uniquement une étape de transit pour les touristes vers les régions du nord. <<Grâce aux efforts conjugués des autorités, des professionnels du secteur et des populations, nous avons renversé cette tendance et fait de Ségou une destination prisée des touristes >>, se réjouit Mamou Daffé, le président du festival.
Pendant trois jours, les festivaliers ont satisfait leurs curiosités sur les potentialités artisanales et culinaires de Ségou et se sont <<dégourdis >> les jambes dans une ambiance de fête animée par des grands ténors de la musique nationale et étrangère comme Oumou Sangaré, Nèba Solo, Habib Koité, Toumani Diabaté, Bassékou Kouyaté, Abdoulaye Diabaté, Lobi Traoré (en duo avec Joep Pelt), les musiciens du groupe <<Tanariwen >> et les chanteuses de la troupe <<Les Go >> d'Abidjan. Des groupes traditionnels et ses marionnettes étaient aussi de la fête. Le couple de non-voyants Amadou et Mariam a fait une présence remarquée.
La course aux pirogues, une activité majeure de la manifestation a drainé sur les berges du fleuve Niger une foule nombreuse. Les stands des artistes-peintres, Ismaël Diabaté et Kader Keïta ont également attiré du monde.
Parallèlement aux manifestations artistiques et culturelles, le festival a été l'occasion de débattre de questions brûlantes de l'heure lors de conférences-débats à travers des thèmes comme <<culture-emploi >>, <<tourisme et emploi >> animés par l'ancien député maire de Ségou, Mamadou Fanta Simaga et Idrissa Ly, le coordinateur du projet APIC.
Mais le festival n'est pas que culturel. Il comporte un aspect économique important avec la tenue de la foire artisanale et les emplois temporaires ou permanents qu'il crées. Des promoteurs d'hôtels et restaurateurs au chauffeurs de taxes, tous perçoivent l'impact positif du festival sur les activités dans la ville. Effectivement lors de cette édition, les hôtels et restaurants de la ville ont refusé du monde. Ce qui a du coup fait l'affaire des propriétaires de gargotes vers lesquelles on a constaté une grande affluence.
<<A la première édition du festival, j'ai pris à la banque un crédit pour ouvrir un petit restaurant. La deuxième édition m'a permis d'honorer mes engagements >>, confie A. C, une restauratrice en soulignant la bonne organisation de la manifestation qui attire de plus en plus de monde.
Dans son intervention à l'ouverture du festival, le ministre de l'Artisanat et du Tourisme, N'Diaye Bah avait salué la dynamique de partenariat crée aujourd'hui autour de la promotion des activités artisanales et touristiques. Il avait invité tous acteurs à œuvrer afin que cet élan ne faiblisse pas. Nous reviendrons en détail sur cette manifestation qui devient de plus en plus populaire au fil des éditions.

Envoyé spécial
M. KONATÉ

Maaya Travel, votre agence Touristique au Mali.

Recommandé par le Petit Fûté MALI  2005 2006 et 2007 2008Recommandé dans Lonely PlanetRecommandé par l'OMATHORecommandé dans le routard.comLogo de la Région de SégouAgence Maaya Travel
Licence de voyagiste N° 06-015/VS/CADSPC-GU
Assurance responsabilité civile N° 409 01 300107
Recommandé par le site Routard & Lonely Planet

L
e Petit Fûté 2005 2006 2007 2008


© Maaya Travel - Droits de reproduction et de diffusion réservés

Dernière mise à jour :

  Pascal Keita - Maaya Travel